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LAINE & COMPAGNIE

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Un savoir faire traditionnel au service de l'habitat moderne.

Du dos du mouton au produit fini (récolte & techniques)

Laine et Cie maitrise l’ensemble de la filière laine, du dos du mouton au produit fini.

Cela nécessite un contrôle pointilleux de l’ensemble des étapes depuis la récolte de la laine jusqu’au dernier point de couture.

Récolte de la laine

Fabrication : Tonte du mouton à la machineFabrication : Tonte du mouton aux forcesToutes nos laines sont issues de la tonte qui a lieu, dans nos régions, entre Janvier et Juin. Nos partenaires tondeurs professionnels déshabillent en moyenne 150 brebis par jour.

La tonte permet de récupérer des laines vivantes (issues d’animaux vivants). Elles gardent ainsi leurs propriétés plusieurs dizaines d’années. Les laines issues du délainage des peaux perdent rapidement leurs propriétés originelles.

Pour la tonte hivernale, les animaux sont tondus avec des peignes à sabot qui laissent l’équivalent de 3 semaines de pousse sur le dos du mouton, ainsi il reste protégé du froid.

Les laines sélectionnées sont issues d’animaux adultes (brebis et béliers). Les laines d’agneaux sont trop molles pour les utiliser dans la literie.

Les animaux sont sélectionnés suivant trois principaux critères :

La race des moutons détermine la résilience de la laine (ressort), qualité indispensable pour la literie : races Texel, Suffolk, Clun Forest et Blanc du Massif Central.

Le mode d’élevage plein air extensif (si possible en agriculture biologique), garantit la résistance de la fibre pour le cardage mécanique : cette caractéristique est intimement liée à la santé des animaux.

La vérification qu'aucun traitement anti parasitaire externe n’ait été appliqué sur les animaux dans les 6 mois précédant la tonte.

Ces critères font l’objet d’un partenariat avec les éleveurs, la laine leur est payée entre 2 et 3 fois le cours du marché.

La laine est récoltée localement en Haute Vienne et Puy de Dôme.

Les toisons sont triées manuellement pour éliminer les parties souillées ou brûlées par le soleil (ventres, cous, pointes des gigots, échines).

La laine est ensuite conditionnée dans des ballots appelés « curons » puis elle est stockée sur palettes dans un local sec et aéré en attendant le lavage.

Lavage de la laine

Fabrication : Lavage de la laineNos partenaires laveurs de l'Allier (Souvigny) et de la Haute Loire (Saugues) ont maintenu et modernisé leurs unités de lavage de laine qui comptent parmi les 3 dernières de France. Contribuer à maintenir leur activité permet de sauvegarder leur savoir faire. La laine brute traverse plusieurs bains d’eau chaude (entre 55 et 60 °C). Elle est tour à tour dessuintée par du carbonate de soude, puis du savon dans des bacs en circuit fermé. Elle est enfin rincée à l’eau claire dans un bac en circuit ouvert.

Après un essorage, elle est séchée dans une étuve puis recueillie dans une presse qui la conditionne en balles de 60 kilos.

A notre demande, la laine ne subit pas d’oxygénation (blanchissage chimique), notre présence sur le site à chaque lavage garantit au client une laine 100% naturelle, n’ayant subi aucun traitement susceptible d’en modifier sa nature et d’altérer ses propriétés.

La laine ainsi ramenée sur notre lieu de production, est prête à être cardée ou nappée pour la fabrication des produits.

Dépoussiérage & cardage

Une des particularités de la fibre de laine est de ne pas retenir la poussière.

Fabrication : Dépoussièrage au battoir de la laineAfin d’éliminer celle-ci, on fait tourner la laine à grande vitesse dans un « battoir ». Un système de double paroi permet, grâce à un aspirateur, de récupérer la poussière libérée par la laine à travers des grilles. Des dents fixes permettent en même temps, d’assurer une préouverture de la matière.

La laine est ensuite recueillie pour être cardée. Cette opération consiste à séparer mécaniquement les fibres les unes des autres. La laine y retrouve tout son gonflant et son volume.

Fabrication : Cardage au loup de la laineCette opération s’effectue dans une machine appelée « loup » ou cardeuse. La laine entre doucement en contact avec un tambour pourvu de nombreuses dents qui peignent les fibres et les séparent. A nouveau, on profite du brassage pour récupérer la poussière résiduelle.

Cette machine doit être réglée de manière à ne pas briser les fibres, ce qui leur ferait perdre leur capacité de ressort (résilience).

La laine passée au « loup » est dite « en flocons ».

A ce moment là, la laine est prête pour le garnissage des matelas traditionnels, des coussins ou pour partie, des matelas futons dans lesquels on utilise aussi des nappes de laine cardée.

Pour ces produits on utilise des laines Texel, Suffolk ou Clun Forest.

Le nappage

Fabrication : Nappage de la laineA partir de la laine en flocon, on prolonge le cardage sur une « nappeuse », équipée d’un tambour, autour duquel viennent travailler 4 rouleaux de petit diamètre. Cet ensemble est équipé d’un grand nombre de dents très fines et très rapprochées qui affinent le cardage.

Fabrication : Nappage de la laineA la sortie, on récupère un fin voile de laine que l’on enroule sur un tambour. Au fur et à mesure des tours, les voiles se superposent et forment une nappe semblable à un rouleau d’isolant de l’épaisseur souhaitée.

Pour obtenir une nappe de laine cardée à 500 g/m2, on superpose 25 à 30 voiles.

Les nappes de laine sont utilisées dans les couettes, les sur-matelas, les oreillers, les futons pliables et pour partie dans les matelas futons qui sont aussi garnis avec de la laine en flocons.

Pour le nappage, on transforme un mélange de 70% fibres courtes (Blanc du Massif Central) et 30 % de fibres longues (Texel, Suffolk).

Garnissage des produits

Fabrication : Garnissage des produitsLe principe de garnissage des produits le plus approprié, est de disposer la laine sur la toile du dessous puis de rabattre la toile de dessus et de fermer le produit par une couture extérieure.

Fabrication : Garnissage des produitsC’est la meilleure manière de s’assurer d’une bonne répartition de la laine. Cette technique permet également de renforcer par une couche de laine supplémentaire, les zones du couchage qui seront les plus sollicitées par le poids.

Pour les matelas traditionnels, on utilise de la laine en flocon, répartie en 4 couches croisées, puis un renfort sur les zones de couchage en une simple couche. La densité est de 45 kg/m3.

Pour les matelas futons, on alterne les couches de nappage (tenue et souplesse) et les couches de flocons (fermeté). Le renfort est en flocon. La densité est de 60 kg/m3.

Coutures et matelassage

Fabrication : Couture et matelassageLes coutures sont réalisées mécaniquement à l’aide de trois machines :

La piqueuse plate à double entrainement permet de réaliser la charnière entre la toile de dessus et celle de dessous pour tous les matelas. On l’utilise également pour fermer les couettes et les sur-matelas.

La piqueuse à canon permet de fermer les matelas, les oreillers et les coussins.

La piqueuse sauterelle permet de matelasser les couettes et les couvertures piquées. Ce type de machine est devenu rarissime. Seul le point est réalisé mécaniquement. Son déplacement est entièrement manuel et permet donc de réaliser n’importe quel type de motif sur l’ouvrage. Elle demande une grande maitrise de la part de l’opérateur mais permet, en revanche, une grande liberté créative.
(Nous sommes toujours acheteurs de ce genre de machine afin de récupérer des pièces détachées).

Fabrication : Couture et bourrelageLe bourrelage des matelas traditionnels est toujours réalisé manuellement. Chacune des huit lignes de bourrelage est réalisée avec une seule ficelle, que l’on tire avec une aiguille de 15 cm. L’opération consiste à pincer une quantité régulière de laine dans une bande de 7 cm de toile. Le bourrelet qui en résulte constitue une armature pour le matelas.

Le capitonnage

Fabrication : Capitonnage de la laineLe capitonnage est la dernière étape de fabrication de tous les couchages en laine de mouton.

Fabrication : Capitonnage de la laineNous effectuons cette opération manuellement.

Elle consiste à cloisonner la laine en petits compartiments afin que celle-ci garde sa place dans le couchage.

Il s’agit de traverser le matelas de part en part avec une aiguille de 45 cm en des points précis. L’aiguille conduit une drisse de coton qui se termine par une bouffette (pompon). Par dessus, on vient serrer une deuxième bouffette avec un nœud coulant.

C’est également un moyen de régler la fermeté du couchage.

Un matelas traditionnel de 140 x 190 reçoit 39 points de serrage.

Un matelas futon de 140 x 190 reçoit 68 points de serrage.

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